Ezekiel : 5 jours en gravel sans programme pré-établi

Un départ depuis Arpajon, une arrivée mythique au Mont-Saint-Michel… et deux amis, bien décidés à pédaler jusqu’au bout.

Ezekiel, passionné de nature et de voyages en van, a troqué son véhicule pour un gravel, le temps d’une traversée de la Véloscénie en compagnie d'un ami. Objectif : rejoindre le Mont Saint-Michel en cinq jours sans s'imposer d'étapes à l'avance. Le choix se fera au feeling au cours de la journée.

Qui êtes-vous ?

Formateur dans les transports, je suis attiré par le voyage et la nature. Je voyage en van essentiellement et le vélo répond à toutes ces attentes plus le côté sportif.

Avec quel vélo êtes-vous parti ?

Je suis parti avec un vélo gravel Giant Revolt avec deux sacoches à l’arrière afin de transporter tout le nécessaire pour être "autonome": tente, matelas, réchaud, nourritures et autres affaires pour parer aux imprévus (j'avais un peu peur de ne pas rencontrer assez de commerces ouverts étant donné que nous voyagions pendant le pont du 1er mai). 
 

Comment est né ce voyage ?

Ce voyage est né après deux autres expériences : 2 voyages de 450 kilomètres en France dont le tour de Creuse. 

Habitant à proximité de cette trace, je souhaitais partir de la maison et arriver au Mont Saint-Michel.

Comment avez-vous déterminé les étapes ?

 Les étapes étaient choisies sur la pause déjeuner en fonction de notre forme du jour ! Nous sommes partis d'Arpajon (hors Véloscénie) un lundi à 9h et avons ensuite "récupéré" et suivi la Veloscenie à partir de Rambouillet.

  • Jour 1 : Arpajon - Rambouillet - Chartres (~108 km)
  • Jour 2 : Chartres - Nogent le Rotrou - Rémalard-en-Perche (~95 km)
  • Jour 3 : Rémalard-en-Perche - Alençon - Carrouges (~90 km)
  • Jour 4 : Carrouges - Domfront - Mortain (~80 km)
  • Jour 5 : Mortain - St Hilaire du Harcouët - Le Mont Saint-Michel (~60 km)

Qu’est-ce que cette autonomie vous a apporté ? Et est ce que vous recommandez cette approche "à l'improvisation" ? dans votre rapport au voyage ?

Cette autonomie permet d'adapter le parcours en fonction de son état physique, de ses envies ou de la météo. On n'a plus la pression de l'objectif du soir à atteindre. 

Bien-sûr, parfois, il nous est arrivé d'avoir des surprises mais jamais très gênantes. Par exemple, nous ne savions pas que le camping de Carrouges serait fermé en mai [ouvert en juillet et août uniquement]. Finalement, on a utilisé les sanitaires du club de foot local dont nous avons rencontré l'équipe très accueillante. Plutôt une belle surprise en fin de compte.

Je recommande cette approche car elle permet de vivre l'instant a fond sans contraintes. Prendre le temps. S'arrêter où l'on veut et quand on veut... jusqu'à en perdre la notion du temps !

À quoi pense-t-on quand on roule à vélo et que l'on ne discute pas avec les copains ?

On pense à l'arrivée. Elle nous paraît loin mais au fil des kilomètres, on voit cette distance se réduire.

Parfois, il m'est aussi arrivé de me dire que ce n'était pas une bonne idée, notamment dans des passages difficiles physiquement. Mais vient toujours ensuite un sentiment de plénitude, d'accomplissement et de dépassement de soi.

Si vous deviez nous faire vivre un seul moment dans ce voyage...

C'est l'arrivée ! 

Lorsqu'on aperçoit le Mont Saint-Michel à 10 kilomètres environ. Il paraît tout petit et on ne cesse de le regarder sous tous les angles en avançant. C'est assez envoûtant et émouvant !

Quels conseils adressez-vous aux voyageurs à vélo sur la Véloscénie ?

Quels conseils adressez-vous aux futurs voyageurs sur la Véloscénie ?

  • réduire un peu les étapes comparé aux nôtres... Nous avions beaucoup de temps sur le vélo et pas assez pour visiter.
  • .... et profiter à fond bien sûr ! 😀

💡 Vous voulez partager des conseils et anecdotes avec les autres voyageurs ? 

L'entraide entre voyageurs à vélo est essentielle alors on vous en remercie par avance ! 

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