Petites roues & grandes inspirations !
Tout commence par une très belle photo postée sur la page Facebook de la Véloscénie. On voit un Brompton - c'est un peu la rolls en matière de vélo pliant - face au château de Nogent-le-Rotrou. L’auteur du cliché, c’est Pascal, un riverain de la Véloscénie, qui à force de voir des voyageurs à vélo passer devant chez lui a pris un jour de mai 2017 la route pour un voyage à vélo initiatique...

Informations pratiques
Qui ? Pascal, jeune retraité et passionné de vélo (VTT et routes)
Dates : du 14 au 18 mai 2017
Guidage : Topoguide Chamina + balisage (balisage très satisfaisant mais faire attention à ne pas se tromper de sens dans les villes de Chartres et d'Alençon en repartant)
Monture : un vélo pliant de marque Brompton avec 6 vitesses + un sac à dos étanche sur le porte-bagage + sacoche brompton à l'avant (12 kg d'équipement en plus du poids du vélo)
Ses conseils ? "Partir avec un vélo pliant offre plus de possibilités pour le retour en train ou en bus. Profiter des premières heures de la journée... les plus belles ! Et toujours prévoir des vêtements de pluie et des protections pour les sacoches."
Retrouvez d'autres informations pratiques à la fin de l'article.
Comment vous est venue cette idée de voyage à vélo sur la Véloscénie ?
En fait, j’habite à deux pas du parcours dans les Yvelines. C'est donc au cours de mes sorties que j'ai découvert un peu par hasard la Véloscénie grâce aux panneaux de balisage. L'été venu, je me suis plu à observer tous ces itinérants et la diversité des profils. Seul ou en couple. De tout âge. En VTC premier prix ou sur des montures spécialisées. Assez naturellement, j'ai commencé à chercher des infos sur le parcours (les villes par où passait l'itinéraire, la longueur des étapes) et peu à peu l'idée d'un voyage à vélo a fait son chemin.
Se dire que l'on peut partir de chez soi et atteindre en une semaine le Mont-Saint-Michel a quelque chose de fascinant et de motivant...
Aviez-vous déjà des expériences de voyage à vélo auparavant ?
J’ai véritablement commencé à m'intéresser au vélo avec l'apparition des premiers VTT en Europe au milieu des années 80. Ca venait tout droit des U.S.A. où les mountain-bikes avaient été conçus par des pionniers... Pas de fourches télescopiques, juste des bons cadres aciers pour étendre la pratique du vélo aux terrains accidentés. Pendant ces années, j’ai roulé sur de longues distances lors de "grandes randonnées" mais ce n'était pas véritablement l'esprit d'un voyage à vélo tel que je le conçois maintenant. Je n'avais encore jamais "pratiqué" ce mode de voyage avant la Véloscénie en 2017...
Conseillez-vous les vélos pliants pour ce type de voyage ?
Oui, l'expérience a démontré qu'ils sont bien adaptés aux routes et voies vertes de la Véloscénie. J’ai un certain nombre de vélo dans mon garage donc pourquoi ce choix ? D'abord, la possibilité de prendre les transports sans contrainte que ce soit pour mon retour en train ou sur la route en cas de pépins. Puis aussi, un vrai plaisir à rouler avec ce "petit" vélo (roues de 16 pouces !) pour peu que l'on n'ait pas pour objectif d'établir un nouveau record. J'étais aussi assez fier de mon "installation" qui mêle un sac avant Brompton prévu à cet effet et un montage plus artisanal mais solide avec un sac à dos étanche sur le porte bagages arrière.
Comment ont réagi vos proches ?
Très enthousiastes. Je partageais régulièrement des photos avec mes amis sur Facebook et les retours étaient toujours très positifs. Certaines personnes étaient même assez tentées par ce mode de voyage. D'autres pas du tout mais tous m'encourageaient dans ma démarche. De manière générale, je constate que ce mode de voyage suscite beaucoup d'empathie...
On peut dire que ce premier voyage sur la Véloscénie a fait des émules. Deux années plus tard, l'une de mes filles a lancé l’idée d'un voyage à vélo avec ses enfants le temps d'un week-end à rallonge. Nous avons parcouru un tronçon de la Bourgogne à vélo avec quelques vélos électriques pour certains d'entre nous et une remorque pour les petits. Une autre expérience encore.
Un souvenir, une anecdote ou une impression que vous aimeriez partager avec nous ?
Pas facile de vous répondre. Il y a eu beaucoup de moments mémorables pendant ce voyage. Je peux évoquer ce début de journée où je m'étais levé à l'aube. La lumière du soleil était ravissante. La brume se dissipait. J'avançais sans bruit sur la voie cyclable et je voyais des dizaines de lapins fuir au dernier moment de chaque côté dans les champs... C'était un moment très simple mais je m'en souviens encore. Il y a aussi des régions que j'ai découvert différemment aussi comme le bocage normand ou la traversée du Perche via une ancienne voie ferrée reconvertie en voie verte. Sous le feuillage des arbres, on se sent comme protégé par un tunnel de verdure. Finalement, je crois que ce que j’aime dans ce mode de voyage, c'est cette idée de progression continue. On savoure les variations des paysages, les rencontres et les petits spectacles de la nature à mesure que l'on se rapproche de notre objectif final. Et quand, en plus, ce dernier n'est autre que le Mont-Saint-Michel, il y a forcément une gratification à l'arrivée.
Informations pratiques
Voyage en solo
Dates : du 14 au 18 mai 2017
Météo : quelques averses et une journée de pluie à déplorer mais cela n'a pas gâché le voyage de Pascal qui avait prévu des vêtements de pluie et des protections pour les sacoches.
Étapes et hébergement :
Nuit en hôtels principalement.
- Jour 1 : Rambouillet – Illiers-Combray (85 km)
- Jour 2 : Illiers-Combray – Mortagne-au-Perche (88 km)
- Jour 3 : Mortagne-au-Perche – Bagnoles-de-l'Orne (97 km)
- Jour 4 : Bagnoles-de-l'Orne – Ducey (80 km)
- Jour 5 : Ducey – Le-Mont-Saint-Michel - St-Malo via un tronçon de l'itinéraire la Vélomaritime à partir du Mont Saint-Michel (85 km)
Repas : pique-nique en s'approvisionnant dans les petits commerces le midi et menu "étape" à l'hôtel le soir.
Retour à Paris : TGV St-Malo - Paris
Galerie photos






